Aujourd'hui, Lucy va chez le coiffeur

Publié le par Luciole

J'aime beaucoup aller chez mon coiffeur. Je lui fais confiance, il me connaît, sait jusqu'où il peut aller avec mes cheveux... Et puis il y a la fille qui s'occupe souvent de ma couleur, avec qui j'aime bien papoter de tout et de rien... Et n'oublions pas celle qui fut brièvement ma coiffeuse au début, et qui se désole régulièrement de mon manque de maquillage. Au tout début de notre relation, elle m'a annoncé avoir trouvé THE coiffure, la coiffure qui allait changer ma vie. J'étais toute excitée, bien entendu. La coiffure de ma life ! Mais en fait non... Elle ne peut pas me la faire maintenant. Pas tant que je n'aurai pas appris à jouer avec mon maquillage, parce que ça va tellement changer ma vie, et mon visage, que si je n'ai pas le maquillage pour me raccrocher à mon identité, je ne vais pas me reconnaître dans le miroir. Et là, ça peut faire mal, psychologiquement. (Dort-on avec son maquillage, pour ne pas être désorientée le matin, en ce cas ? Mystère...)

 

Donc, j'aime beaucoup aller chez le coiffeur. Mais là, horreur... Le salon de coiffure a changé de propriétaire. Et MON coiffeur, c'était le propriétaire ! C'est donc pleine d'appréhension que j'ai pris rendez-vous, et pétrie d'interrogations que je m'y suis rendue. (Et s'ils étaient nuls ? Et s'ils étaient méchants ? Et si je ne les aimais pas ?)

Au premier coup d'œil, j'ai été un peu rassurée : voilà deux employées que je reconnais, dont oui... Ma coloriste préférée ! Celle-ci s'est promptement mise au travail, m'apprenant dans la foulée que la coiffeuse qui connaissait le Saint-Graal (aka « la coiffure de ma life ») était en congé de maternité. Elle reviendra d'ici quelques mois. Oui ! Tout n'est pas perdu !

 

Pour le temps de pause, je suis parée. J'ai apporté mon propre magazine (méfiance...) Par contre, le café à l'américaine que j'ai dégusté tout à l'heure avec une amie commence à me peser sur la vessie... Bon, les toilettes doivent être toujours au même endroit, non ? Je tente.. Oui ! Ah, sauf que... Où est passée la clé ? Bon, bon, bon... Je tiens la porte, et puis le tablier de protection protège ma modestie... Tout va bien, je suis en train de me rhabiller à la hâte lorsque l'impensable se produit. Oui, je l'ai fait... Ma serviette tombe pile dans la cuvette. Je me retourne et la rattrape avant qu'elle ne soit engloutie... mais il me faut regarder la réalité en face. Cette serviette doit partir au lavage.

Je pousse la porte... Je pousse un peu plus fort... Je m'arc-boute et fait pression de toute la force de mes jambes... et la porte s'ouvre ! Freedom !

Et ouf, personne... Je plie bien comme il faut la serviette (tâche mouillée au centre...) et cherche du regard une panière à linge. Une employée arrive, et je suis bien obligée de lui expliquer mon dilemme. Elle m'indique la panière (ah, c'est pas une poubelle design ?)

« Au moins on se souviendra de moi... » philosophé-je. Émue, sans doute, par mon destin tragique, ladite employée reviendra avec un bonbon. Chic ! Et une autre serviette. « Avec une pince, comme ça elle tombera pas. » Vi... Merci...

 

Un peu plus tard, nouveau défi. Le bac ! Je prends place, mais il me faut me rendre à l'évidence. « Heu, pardon, mais d'habitude j'ai un réhausseur... » Hé oui : Lucy la luciole est atteinte de schtroumpfisme... (contrairement à Unbelievable, cette grande perche saumonée ! ;-) ) Bref... L'employée se retient de rire (je suis un rayon de soleil, on me le dit souvent...) et m'apporte ce qui va empêcher l'eau de couler partout sur le siège et dans le bas de mon dos (oui, oui, j'ai déjà testé, merci...)

 

Au bout du compte, ma couleur est parfaite et ma coupe pas mal du tout. Vous me direz, encore heureux, parce que sinon ça ferait vraiment trop Susan Mayers... ^^

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Rustre_de_l'ovalie 26/07/2010 03:06


Ou l'art de transformer un moment quotidien en aventure périlleuse!


Luciole 02/08/2010 16:35



Qu'est-ce que tu crois, dis donc ? On est douée ou on ne l'est pas.