La chevauchée fantastique (mais sans cheval)

Publié le par Luciole

L'autre soir, j'ai réalisé des exploits. Oui, rien que ça ! Je m'explique : la voiture et moi, ça fait deux. Ce n'est que très récemment que j'ai dû réapprendre à conduire (après plus de 8 ans de non-pratique !) et du coup... Il y a des choses que je maîtrise encore mal. Comme me garer en ville, par exemple... Bref, l'autre soir, je me devais d'aller en ville, après le travail. J'étais fatiguée, et je stressais déjà à l'idée de me garer. Je ne trouvais pas de place, c'était terrible. J'ai dû me garer en bordure du canal, entre un arbre et une fourgonnette. Je suis passée juste, mais je suis passée, bien droite. J'étais fière !

Ensuite, j'ai voulu rabattre les rétros. C'est là que j'ai découvert qu'en fait, sur ma voiture, ils sont pas rabattables. J'étais triste. J'imaginais déjà mes petits rétros électriques (qui coûtent cher à remplacer : je sais j'en ai cassé un le jour après l'obtention de mon permis, quand j'étais une fougueuse jeune conductrice qui se riait du danger...) Mon stress est monté d'un autre cran. Déjà que j'avais eu une journée bien pourrie avec les enfants !

Alors, là je me dois de préciser que j'avais fait un petit arrêt chez moi, pour prendre le GPS avant de me lancer dans l'aventure du centre-ville de Paisible Bourgade. Non parce que je me perds partout... Et Hector, au lieu de m'accueillir de doux ronronnements joyeux et de câlins, il a pleuré tout le temps de ma présence éclair. Vous savez, comme ça : « Piou... Piouuuu ! Piou... » (Traduction : <i>"Je suis un pauvre petit bébé chat abandonné et triste/affamé/qui a mal au bidou/et toi tu me laiiiiisses !"</i>) Du coup, j'avais peur qu'il ne soit (encore) malade... et c'était vraiment pas le moment.

Donc. Je vais en ville, je fais ce que j'ai à faire, tout ça tout ça. Puis vient le moment de partir. J'ai acheté un paquet de Pepitos parce que j'avais faim et que je voulais jamais rentrer à la maison parce que ma voiture était sûrement cassée et que sinon c'était moi qui allais casser soit la fourgonnette, soit l'arbre, et puis je veux des vacaaaaances ! J'ai inspiré bien fort, puis j'ai mangé deux Pepitos et je suis allée retrouver ma voiture, dans la nuit noire. La fourgonnette était toujours là. L'arbre aussi, d'ailleurs. Alors je me suis concentrée très fort. Je m'y suis repris à 3 fois... Mais j'ai RIEN touché ! Youpi ! Je transpirais comme une tarée, par contre. Fonction désembuage activée ! Et là, vous croyez que c'est fini ? Hé ben non. J'ai raté un embranchement (je vous ai dit que je me perdais partout ! En plus là, il faisait nuit, et j'ai pas trop l'habitude). C'est à ce moment-là que le GPS est devenu fou, et que j'ai failli mourir deux fois. Cette saleté de GPS a essayé de me faire prendre un sens interdit. Deux fois. Le premier, je l'avais vu et évité à temps. Mais le deuxième... C'était sur une triple voie (ça s'appelle comme ça ?) J'ai failli crever, je vous dis... Juste au moment où j'allais tourner... Un concert de klaxons ! Et là, je vois l'énorme panneau « SENS INTERDIT ». Panneau que je n'avais point vu jusque-là, parce qu'il faisait nuit et que quand le GPS il dit « Prenez la prochaine à gauche » hé ben tu prends la prochaine à gauche. Du coup, forcément, après j'étais perturbée. Je me suis encore un peu perdue, puis je suis arrivée chez moi. J'ai réussi à bien me garer (miracle !) et je suis rentrée. Et devinez quoi ? Hector, il allait très bien, ce sale manipulateur !

Et en plus, pendant la nuit, il a essayé de manger mes cheveux.

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