La terrible affaire de la bassine cramée...

Publié le par Luciole

 

Cher blog, comme tu le sais, il y a un an (presque jour pour jour) il y eut l'affaire des chocolats cramés. Cette année, pour continuer la tradition mais avec un brin d'innovation (il faut bien se renouveler !) il y a eu l'affaire de la bassine cramée.

Figure-toi, cher blog, que Unbelievable a eu la brillante idée de faire un réveillon avant l'heure. Nous avons donc planifié le menu, fait les courses, et préparé le repas. Unbelievable était la plus assidue aux fourneaux, car il faut bien avouer qu'elle s'en sort mieux que moi. En plus, je suis une feignasse, et il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour jouer avec Hector, le pauvre petit...


Donc, c'est Unbelievable qui a terminé la cuisson du magret (parce que oui, nous, on mange du magret ! Et aussi du foie gras, de la coppa, des pommes de terre sautées avec des oignons et de l'excellente crème au chocolat en dessert. Mais ce n'est pas le sujet...) Le sujet, vois-tu, c'est que j'ai deux plaques électriques magnifiques, qui fonctionnent super bien et qui chauffent très fort. Et j'ai aussi un chaton un peu fou, qui ne comprend pas que des fois les plaques sont chaudes, des fois les plaques sont froides (et ça va bien maintenant de se brûler la langue, bougre d'âne !) Il faut aussi savoir qu'Hector doit être à jeun pour demain matin (opération coucougnettes off !) et que donc il avait décidé de nous piquer de la nourriture à même la table.

 

Du coup, vers la fin du repas, nous avons soustrait à sa vue les reliefs de notre festin. Comme je nettoyais le jus de magret autour de la plaque (pas la peine de tenter le diable, ou plutôt le chaton), je remarquai que la protection habituelle sur la plaque n'était pas mise. Alors, la protection habituelle, c'est une bassine verte en plastique, très funky ! Comme ça, il ne peut pas marcher sur la plaque, et moi je suis tranquille. J'attrapai prestement la bassine, et la retournai sur la plaque. Ce que je ne savais pas, c'est qu'Unbelievable, peu familière des subtilités des plaques électriques (c'est quoi ces gens qui ont le gaz, sérieux ?!) avait omis d'éteindre ladite plaque. Pendant que nous savourions le dessert, l'oeil de lynx d'Unbelievable remarqua de la fumée (moi je n'avais rien vu, car je n'avais d'yeux que pour Hector qui s'endormait doucement sur la table...)

Elle se leva d'un bond, prononça quelques mots incohérents, et souleva la bassine. Horreur !Cette dernière avait à moitié fondu sur la plaque... Du plastique vert dégoulinant de toutes parts, une fumée qui s'épaississait à chaque seconde, une odeur pestilentielle qui se répandait autour de nous... Bref, vous voyez le tableau.

Unbelievable (la bassine à la main) : "Qu'est-ce que j'en fais !"

Moi (logique) : "Ben tu la mets dans la poubelle !"

Unbelievable (la voix de la sagesse) : "Non mais ça va cramer !"

Moi (la voix de l'espérance) "Non mais je vais vite la jeter !"

Je me précipitai dehors, la poubelle fumante à la main. Heureusement, il pleuvait. Je posai la poubelle qui maintenant ressemblait à Arnold Schwarzenegger dans Terminator, dans le local à poubelles (sur du béton bien mouillé, c'est bon, quoi ! L'immeuble n'a pas encore flambé, c'est que tout va bien !) et revins à toute vitesse dans l'appartement. Là, je trouvai Unbelievable et Hector sur le balcon, et l'appartement envahi d'une fumée âcre.

Maintenant, nous sommes rentrés (et Hector s'est rendormi sur la table) mais j'ai de graves inquiétudes.

1. Pourrai-je dormir dans cette atroce odeur qui semble ne pas vouloir partir (merci hotte aspirante, mais quand même !) ?

2. Mon linge, qui était en train de sécher, sentira-t-il le plastique cramé pour les siècles des siècles ? (nooooon, pas ma nouvelle culotte à rayures rose et mauuuuve !)

3. Arriverai-je à récupérer ma plaque (déjà assez rayée par le locataire précédent, Kevin à la triste réputation ménagère) ?

4. Et puis surtout... Retrouverai-je un jour une bassine aussi funky ?

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