Réflexion intense

Publié le par Luciole

 

 

En ce moment, je réfléchis à un concept : la tolérance. Je lis un bouquin « Why equality is better for everyone » qui explique (en gros, hein. En plus j'ai pas terminé, donc...) que les inégalités dans une société accentuent le mal-être pour tous. Par exemple, plus la société dans laquelle on vit est inégalitaire, plus il y aura de gens malades (physiquement et mentalement), plus il y aura de violence, et moins il y aura de confiance entre les êtres.

 

Bref. Ça résonne en moi, même si je ne sais pas encore trop que faire de ces idées. Et c'est là que je me suis dit. Toi, Lucy, y'a plusieurs choses que tu ne supportes pas :

1. L'intolérance (comme vous le voyez, ça va pas être simple...) ;

2. La bêtise (le manque d'intelligence, quoi).

Pour moi, l'intolérance a de multiples formes : racisme, sexisme, homophobie, fanatisme religieux, manque de respect par rapport aux autres (genre les voisines qui crient très fort à toutes les heures du jour et de la nuit, ou qui mettent la télé à fond que limite si ça fait pas vibrer tes murs parce qu'elles n'ont même pas l'idée que peut-être, éventuellement, certaines personnes voudraient dormir ou même juste (en pleine journée) profiter d'un peu de calme relatif et que bon, leurs conversations privées n'intéressent pas tout le monde ? Mmmmmh ?)

 

Du coup, je suis intolérante moi aussi. Ce qui me pose souci et m'inquiète un peu. J'ai décidé d'essayer de changer ça, mais ça ne me semble pas du tout évident.

D'autant plus que, devant l'intolérance hé bien... On ne peut tout de même pas l'accepter sans rien dire ? Sinon on n'avancera jamais.

Insoluble ? Peut-être. Mais pourquoi les Norvégiens et les Suédois y arrivent-ils, alors ?

Tiens, si j'avais un Facebook, je marquerais : « Lucy veut déménager en Norvège ou en Suède. »

 

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arnaud 14/08/2010 17:29


J'ai commis l'impardonnable erreur de ne pas écrire sur les vampires et de faire du roman social!
Voila pourquoi vous ne me verrez dans aucun salon du livre...
A moins que mon erreur soit que je pouffe devant des smiley-bites au lieu de me questionner sur les thèmes porteurs.


Luciole 14/08/2010 17:31



N'abandonnez pas, voyons ! Il vous reste encore l'histoire du vampire sur la banquise. Vous pourriez faire un tabac. Pouffer, c'est bien. Je pouffe régulièrement, moi-même, bien que pas très
souvent devant des smiley-bites.



arnaud 14/08/2010 17:21


"Compréhension" à la place de "tolérance", j'achète, même si ce n'est pas en solde.
Effectivement pour moi, la tolérance est non seulement un principe a minima, le degré le plus bas de la vie en commun mais ce peut être aussi une sorte de pis-aller en attendant qu'on nous permette
de brûler vif celui qu'on tolérait jusqu'ici! La tolérance ne pourrait être qu'un moment de vide entre deux kabbales car la tolérance n'oblige à aucune compréhension.


Luciole 14/08/2010 17:25



Comme quoi, ne pas dormir la nuit, ça aide. Je me sens un peu confuse, je viens de découvrir votre blog et que vous êtes déjà publié. Ah, et j'ai trouvé le smiley-bite, finalement. Un smiley qui
a de l'ambition, dites-moi !



arnaud 14/08/2010 14:35


Votre volonté de comprendre l'autre, ce n'est pas, à mon avis, de la tolérance mais de l'empathie.
(Désolé de jouer autant sur les mots sur votre blog! Et dire qu'ailleurs, je dessine des smileys-bites!)


Luciole 14/08/2010 17:12



Hé bien on peut dire que dessiner des smileys-bites mène à tout ! Mais je croyais ce point éclairci par l'Impératrice : ce sont des smileys coeurs, voyons (ou alors j'ai raté un truc, bien
possible ma foi, dans le feu des commentaires).


 


De l'empathie ? Alors, j'ai suivi les sages conseils de mon prof de philo d'antan, et je suis allée regarder des définitions.


Wikipedia me dit : "L'empathie (du grec ancien ἐν, dans, à l'intérieur et πάθoς,
souffrance, ce qu'on éprouve) est une notion complexe désignant le mécanisme par lequel un individu (un animal dans le
domaine de l'éthologie) peut « comprendre » les sentiments et les émotions d'une autre personne voire, dans un sens plus
général, ses états mentaux non-émotionnels comme ses croyances (on parle alors plus spécifiquement d'empathie cognitive)."


Et l'université de Rennes (?!) me dit : "Capacité de se mettre à la place de l'autre et de ressentir ses sentiments et ses émotions."


Ma définition à moi était justement celle de l'université de Rennes. C'est vrai que l'empathie, c'est important. Essayer de comprendre pourquoi l'autre fait/dit ça. Mais alors ne pourrait-on pas
dire que, grâce à l'empathie, on arrive à une plus grande tolérance (oui, oui, je sais, vous n'aimez pas ce mot) ?


Dans les méandres brumeux de mon cerveau fatigué vient de germer une idée. Et si, à la place de tolérance, je mettais "compréhension" ? Voire "compréhension de l'autre" ? Ce serait plus clair,
plus en adéquation peut-être, avec mon idée ? Comme mon cerveau vient de s'éteindre à nouveau, je ne peux pas décider si oui ou non ça "marche". On verra demain. ^^



arnaud 14/08/2010 14:32


Long débat, semble t-il ,que nous aurons!
Dans la définition juste, (mettons de côté "vertu" qui est un mot galvaudé, souvent utilisé par défaut) le fait de "porter à accepter ce que l'on accepterait pas spontanément" est le noeud du
problème de ce principe.
Je ne suis pas né dans la contemplation béate pour la différence, bien au contraire! Je fus élevé par une grand-mère qui n'aimaient pas les noirs parce qu'ils avaient une "grosse bouche"... Mais 8
années de travail social parisien m'ont amené a corriger le tir, à franchir le pas de la tolérance et à devenir, même si j'exècre toujours voyager, un amoureux fou de la différence. Bien entendu,
si pour moi, la mixité sociale et culturelle est un bonheur, je reste assez crispé sur quelques valeurs républicaines.


Luciole 14/08/2010 17:03



C'est très bien un débat. Depuis le temps que j'en attends un vrai !


"Franchir le pas de la tolérance", dites-vous ? Mmmmh... Alors, si je comprends bien (et je n'en suis pas sûre, parce que j'ai dû dormir à peu près 4 heures cette nuit, merci encore à la police,
je ne suis pas prête d'oublier votre dévouement...) la tolérance, c'est bien, mais c'est insuffisant ? Ce serait comme une sorte de première étape ?


 


Je suis toute aussi crispée que vous sur quelques valeurs républicaines qui, d'ailleurs, me semblent plus universelles que républicaines.



arnaud 14/08/2010 13:49


La définition de tolérance est bien mais le mot "vertu me dérange". La vertu est spontanée, naturelle. Or, dans "tolérer" il s'agit "d'être obligé de supporter"... ce qui est contraire à une
hauteur d'âme!
La tolérance s'effacera face à la fraternité quand on acceptera que son voisin soit infiniment différent et qu'il soit bon qu'il le soit!
Cela exige de la curiosité bienveillante mais par nature, si l'homme est curieux, ce n'est que pour juger.
Voltaire aurait encore bien du travail!


Luciole 14/08/2010 14:09



Alors là, vous allez dire cher Arnaud que j'ai un don de double vue, mais je me suis dit : "A tous les coups, il va dire que le mot "vertu" lui plaît pas."


Je pense que si vous connaissez beaucoup d'êtres humains qui, au naturel, comme ça, en naissant, trouvent tout le monde formidable, vous êtes effectivement d'une autre galaxie. Ce qui me fait un
peu peur, parce que tout de même, j'ai un a priori très négatif sur les extra-terrestres (mais celui-là, je le garde jusqu'à leur invasion, hein. On sera bien à temps d'y songer à ce moment-là.
D'ailleurs, j'ai écrit "invasion", ce qui montre bien que je ne les aime pas. )


 


Dans "tolérer", il ne s'agit pas d'être obligé de supporter. Je ne vois pas où vous voyez ça dans la définition au sens moral. Pour moi, pratiquer la tolérance, c'est savoir se dire : "Bon, okay,
à première vue, là, je comprends vraiment pas ce qu'il/elle nous fait ! Creusons un peu..." plutôt que de taper du poing sur la table en disant : "J'suis pas d'accord et puis tu pues ! Je suis
mieux, na." Après, bon. Je viens peut-être pas du même environnement que vous, ceci expliquant cela.